Olivier Charrier, profession designer-ébéniste

Dans son atelier de 150 m2, situé au 191 grande rue de la Guillotière, Olivier Charrier, ébéniste, crée, conçoit et restaure tout mobilier. D’une bibliothèque de 7 mètres de haut à un coffret à bijoux, Olivier et son équipe composée d’Alexandre, Pierre, Benjamin et Thomas, ne reculent devant aucun défi.

Si les meubles pouvaient parler, ils vous diraient qu’il est impossible de trouver une même pièce signée Olivier Charrier, dans tout l’hexagone. « Je n’ai rien contre les grands enseignes de décoration et je sais très bien qu’on ne réinvente pas le mobilier, mais chaque pièce que nous fabriquons est unique », nous confie-t-il.

Son métier, designer ébéniste, il l’a choisi après avoir imaginé son avenir dans un parcours plus scientifique. « Cela se passait très bien. Mais j’avais en tête le souvenir de mon grand père qui travaillait le bois. Il avait ce qu’on appelle l’intelligence des mains, une vraie créativité. J’ai été marqué par l’horizon des possibles de cette matière première », se rappelle-t-il.

Lauréat du concours général des métiers et diplômé des métiers d’art (option décors et mobilier), il est installé dans le 7ème arrondissement, au 191 grande rue de la Guillotière, depuis 2009. Et s’étonne (presque) de voir des chalands pousser la porte de son grand atelier. « C’est surprenant, c’est devenu un acte politique voire militant de faire confiance à un artisan. C’est une vraie chance de se voir confier un projet. Alors, on prend le temps d’aller chez nos clients, de voir leur univers et de leur proposer des essences de bois différentes du chêne. Au premier coup d’oeil, on sait ce qu’il faut pour la personne. Cela sonne comme de la sociologie de bazar, mais je vous assure, on se trompe rarement ! » Et on le croit !

Attaché à la tradition de son métier, Olivier sait adapter son savoir-faire aux nouvelles technologies. A l’aide d’un logiciel 3D, il peut dessiner au millimètre près la place que prendra chaque meuble dans une pièce. Une esthétique qui s’affiche en plein cœur de Lyon, les commerçants lui confiant régulièrement le design, la fabrication et l’agencement de magasin. A l’image d’Entre(vues) en presqu’île, rue de la Poulaillerie pour lequel il a reçu le prix Lyon Shop Design 2011 ou encore la boutique Popleen que toute fashionista Lyonnaise se doit de connaître.

Ce sont des réalisations dans lesquelles on s’investit pour créer une ambiance, emmenée par une maîtrise complète, de A à Z.

Actuellement, il planche sur l’aménagement d’un restaurant à l’ambiance bistro des années 20/30. « Nous fabriquons les tables, les banquettes… Nous avons même notre mot à dire quant au choix de la vaisselle. Je peux ainsi conjuguer avec mon autre passion : chiner, que j’exerce, depuis 20 ans ». Encore une autre corde à son arc.

Texte Hélène Leclerc – Photographe Sabine Serrad.

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