Peinture – André Cottavoz

La disparition récente de Truphémus nous rappelle au bon souvenir de cette école lyonnaise dont il fut l’un des représentants malicieux, les « sanzistes », au côté de Fusaro et naturellement, de André Cottavoz (1922-2012). Peintre, lithographe, mais aussi céramiste – comment ne pas succomber à l’appel de la terre et du feu lorsque l’on vit à Vallauris ? Cottavoz était artiste à empoigner la matière pour faire émerger ses œuvres : le regard du visiteur perçoit le corps à corps entre la pâte et le peintre, les coups de couteau labourant la toile, créant parfois des illusions de mosaïques. Dans le flou de ses paysages ou de ses intérieurs, il y a toujours cette touche de vie à laquelle se raccrocher : une note chaude, un témoin végétal, la trace du vent dans un drapeau ; la preuve que chaque combat pugnace contre la matière s’est achevé par une victoire lumineuse.

Jusqu’au 30 juin à la Galerie Estades
61, quai Saint-Vincent – 69001 Lyon
Entrée libre

Voir le site

Installation vidéo – Guy Ben-Ner : Escape Artists

La culture abolit les frontières et contribue à rapprocher les peuples. Dans le contexte politique actuel des plus tendus, les artistes participant à la Saison France-Israël 2018 (portée par l’Alliance française de juin à novembre) ont donc à remplir un bien lourd office. Le vidéaste Guy Ben-Ner prend sa part avec ce projet constituant une première pour lui dans l’Hexagone : la présentation de deux de ses films, dont celui qui donne son titre à l’exposition, Escape Artists. Découlant des ateliers vidéo qu’il anime depuis 3 ans auprès des demandeurs d’asile érythréens retenus dans la prison d’Holot, Guy Ben-Ner a tourné – un peu sur le modèle de ce qu’avait fait Avi Mograbi pour son documentaire Entre les frontières – dans un lieu où les caméras sont interdites : grâce à des téléphones. Escape Artists est donc à la fois une performance artistique et un témoignage en creux de la situation des réfugiés. Un document’art ?

Du 7 juin (vernissage) au 28 juillet 2018
à la BF 15 – 11, quai de la Pêcherie – 69001 Lyon
Entrée libre

Voir le site

Boncompain et les grands maîtres, de Renoir à Picasso regard sur une donation

La saison étant propice aux escapades méridionales, il faut sans hésiter gagner la Drôme voisine pour admirer la double exposition consacrée au peintre valentinois Pierre Boncompain, ainsi qu’à la splendide collection dont il a généreusement fait don à la ville de Montélimar. En plus de produire une vaste œuvre s’inscrivant dans le sillage pictural de Matisse, l’artiste a en effet su mettre à profit son œil d’esthète pour réunir au fil des années un fonds exceptionnel d’une centaine de pièces signées par ses illustres devanciers allant de Manet à Renoir. Initiée par une lithographie de Bonnard, sa collection témoigne de la curiosité d’un confrère admiratif soucieux d’aller à l’origine de l’acte créatif ; à ce moment matriciel de l’ébauche où tout est encore possible. S’y côtoient des dessins de Rouault, de Picasso ou de Dufy ; des pastels, des tapisseries, des céramiques… Un petit précis d’histoire de l’art du XIXe siècle à nos jours, au sein d’un ensemble patrimonial datant du XIIe siècle. Vertige des temps et des sens assurés.

Jusqu’au 31 décembre 2018 au musée d’Art contemporain Saint-Martin
1, avenue Saint-Martin & au Château des Adhémar
26200 Montélimar – 4/6 €

Voir le site
Merci de patienter...

Newsletter

Inscrivez-vous et recevez le meilleur de DOMODECO

J'accepte de recevoir la newsletter DOMODECO.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  • MAISON&OBJET Paris 2018
  • Populaires

  • Articles récents

  • Newsletter DOMODECO

    Inscrivez-vous et recevez le meilleur de DOMODECO

    RGPD

    Merci et à très bientôt !